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La lutte contre les passoires thermiques s'intensifie en France, bouleversant le marché immobilier et imposant de nouvelles obligations aux propriétaires. Un logement énergivore est un bien immobilier dont la consommation énergétique excessive entraîne des factures élevées et un impact environnemental significatif. Ces habitations, classées F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), sont progressivement interdites à la location et font l'objet de réglementations strictes.
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Propriétaires bailleurs et occupants doivent désormais agir pour améliorer la performance énergétique de leur patrimoine. Keyzia et ses solutions technologiques accompagnent les professionnels de l’immobilier et les particuliers avec plus de 1000 données enrichies à l’adresse.
La notion de logement énergivore repose sur le classement du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), obligatoire lors de toute vente ou location. Ce document classe les biens de A à G, selon deux critères : la consommation d’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre (GES), la classe retenue étant la moins bonne des deux.
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Commencer avec Keyzia >Le terme « passoire thermique » désigne précisément les classes F et G, pas E. C’est une distinction que beaucoup de clients confondent, et que le professionnel doit savoir clarifier : un logement classé E est énergétiquement médiocre, mais n’est ni une passoire thermique au sens légal, ni concerné par une interdiction de location avant 2034.
| Classe | Consommation (énergie primaire) | Émissions de GES | Statut |
|---|---|---|---|
| D | 181 à 250 kWh/m²/an | – | Performance moyenne, non concernée |
| E | 251 à 330 kWh/m²/an | – | Énergivore, non concernée avant 2034 |
| F | 331 à 420 kWh/m²/an | 71 à 100 kg CO2/m²/an | Passoire thermique |
| G | Plus de 420 kWh/m²/an | Plus de 100 kg CO2/m²/an | Passoire thermique |
Face à ce calendrier contraignant, l’intelligence artificielle améliore la conformité réglementaire et la performance énergétique des parcs immobiliers.
Qualifier un logement d’énergivore ne consiste pas à se fier à une estimation, à l’année de construction ou au montant des factures de chauffage. La seule référence réglementaire est le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), qui attribue une classe de A à G en fonction de la consommation d’énergie primaire et des émissions de gaz à effet de serre. Un logement est considéré comme une passoire thermique uniquement lorsqu’il est classé F ou G.
En pratique, plusieurs situations peuvent toutefois compliquer cette vérification. Le DPE disponible peut être ancien, les informations communiquées dans une annonce peuvent être incomplètes, ou le bien peut avoir fait l’objet de travaux sans qu’un nouveau diagnostic ait été réalisé. Depuis la réforme de 2026 sur le coefficient de conversion de l’électricité, certains logements ont même changé de classe sans aucune rénovation, rendant certains anciens diagnostics moins représentatifs de la situation actuelle.
Avant de conseiller un propriétaire, d’estimer un bien ou de préparer un investissement, il est donc recommandé de vérifier la classe énergétique réellement connue pour le logement concerné, ainsi que la date du dernier DPE disponible. L’application Keyzia permet de consulter directement les informations DPE connues pour une adresse.

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9, pour s’aligner sur la valeur européenne. Un logement chauffé à l’électricité peut ainsi gagner une classe entière sans aucun travaux, simplement du fait du recalcul. Environ 850 000 logements sont concernés par ce reclassement automatique. Pour un professionnel, cela signifie qu’un DPE réalisé avant 2026 peut afficher une classe aujourd’hui obsolète, à la hausse comme à la baisse selon le mode de chauffage.
La loi Climat et Résilience de 2021 a instauré un calendrier progressif d’interdiction de location pour les logements les plus énergivores. Cette réglementation vise à éradiquer les passoires thermiques du parc locatif français d’ici 2034.
Depuis janvier 2023, les logements consommant plus de 450 kWh/m²/an (classe G+) ne peuvent plus être mis en location. Le calendrier se durcit progressivement :
Pour les propriétaires bailleurs, cette législation impose un audit énergétique obligatoire avant toute mise en location d’un bien classé F ou G. Les nouveaux baux ne peuvent plus être signés pour ces logements aux dates indiquées, et le renouvellement des baux existants sera également impossible.
Les logements classés D, bien que non soumis à interdiction, représentent néanmoins une performance énergétique moyenne qui pourrait nécessiter des améliorations à moyen terme pour maintenir la valeur du bien et son attractivité locative.

Au-delà de l’interdiction de location, d’autres mesures contraignantes s’appliquent. Depuis août 2022, les propriétaires de logements classés F et G ne peuvent plus augmenter le loyer entre deux locataires ou lors du renouvellement du bail. Cette mesure de gel des loyers vise à protéger les locataires tout en incitant les bailleurs à réaliser des travaux.
Les sanctions pour non-respect de ces obligations peuvent être significatives, avec des amendes administratives pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. Les locataires disposent également de recours juridiques pour contraindre leur propriétaire à effectuer les travaux nécessaires.

Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas de taxe spécifique sur les logements énergivores en France. Toutefois, les implications fiscales restent importantes pour les propriétaires.
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Commencer avec Keyzia >Les investisseurs et propriétaires bailleurs peuvent bénéficier de dispositifs fiscaux avantageux pour financer les travaux de rénovation énergétique. MaPrimeRénov’ constitue l’aide principale, accessible aux propriétaires occupants comme aux bailleurs, avec des montants pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les revenus et l’ampleur des travaux.
Pour les professionnels de l’immobilier, les travaux de rénovation énergétique sont déductibles des revenus fonciers, permettant ainsi de réduire la pression fiscale tout en valorisant le patrimoine immobilier. Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) offrent également des primes complémentaires financées par les fournisseurs d’énergie.

Qu’il s’agisse d’un bien isolé ou d’un portefeuille de mandats, Keyzia centralise la donnée DPE vérifiée par adresse pour éviter de conseiller un client sur la base d’un diagnostic obsolète ou d’une classification mal comprise.
| Classe énergétique | Consommation (kWh/m²/an) | Échéance d’interdiction | Aides disponibles |
|---|---|---|---|
| G | > 420 | 2025 | MaPrimeRénov’ renforcée |
| F | 331-420 | 2028 | MaPrimeRénov’ + CEE |
| E | 251-330 | 2034 | MaPrimeRénov’ + CEE |
| D | 181-250 | Aucune | Aides standards |
Transformer un logement énergivore en habitation performante nécessite une approche méthodique et hiérarchisée. L’objectif consiste à atteindre au minimum la classe D, voire C, pour garantir confort, économies et conformité réglementaire.
L’isolation thermique représente le premier levier d’amélioration pour tout logement énergivore. Selon les diagnostics énergétiques, les déperditions de chaleur se répartissent ainsi : 25 à 30% par le toit, 20 à 25% par les murs, 10 à 15% par les fenêtres et 7 à 10% par le sol.
Pour les propriétaires de maisons individuelles, l’isolation des combles constitue le chantier le plus rentable, avec un retour sur investissement rapide. L’isolation par l’extérieur des murs, bien que plus coûteuse, offre les meilleures performances sans réduire la surface habitable – un argument pertinent pour les investisseurs immobiliers.
Le remplacement des fenêtres par du double, voire triple vitrage, complète efficacement ces travaux. Pour les appartements en copropriété, les décisions doivent s’inscrire dans une démarche collective, nécessitant un vote en assemblée générale pour les travaux sur les parties communes.
Une fois l’isolation optimisée, le remplacement du système de chauffage obsolète devient prioritaire. Les chaudières fioul, interdites à l’installation depuis 2022, doivent être remplacées par des solutions plus performantes.
Pour les professionnels gérant un parc immobilier important, l’installation de systèmes centralisés de gestion énergétique permet d’optimiser la consommation et de réduire les charges, augmentant ainsi la rentabilité locative.
La rénovation énergétique globale, traitant simultanément isolation et chauffage, permet d’atteindre des gains de performance bien supérieurs à la somme des rénovations par gestes isolés, tout en maximisant les aides financières disponibles.
Au-delà de la consommation énergétique, le Diagnostic de Performance Énergétique évalue également les émissions de gaz à effet de serre. Certains logements peuvent présenter une consommation modérée mais des émissions élevées, notamment en raison du type d’énergie utilisée.
Le choix de l’énergie influe directement sur le bilan carbone du logement. L’électricité française, majoritairement nucléaire, affiche un faible facteur d’émission. Les énergies renouvelables comme le bois ou les pompes à chaleur présentent également d’excellents bilans.
Pour les appartements en copropriété, le passage d’un chauffage collectif au fioul vers une chaufferie biomasse ou une pompe à chaleur collective peut faire basculer l’ensemble des logements vers une meilleure classe énergétique. Cette démarche nécessite l’accompagnement d’un bureau d’études thermiques et une planification financière rigoureuse.
L’autoconsommation énergétique représente une solution d’avenir pour diminuer à la fois la consommation et les émissions. L’installation de panneaux photovoltaïques sur une toiture bien orientée permet de produire une partie de l’électricité consommée, particulièrement pertinent pour alimenter une pompe à chaleur.
Les chauffe-eau solaires thermiques constituent également une option rentable, couvrant jusqu’à 70% des besoins en eau chaude sanitaire dans les régions ensoleillées. Pour les propriétaires bailleurs, ces équipements constituent un argument commercial fort et permettent de justifier un loyer plus élevé tout en offrant des charges réduites aux locataires.
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Commencer avec Keyzia >Une ventilation performante contribue à réduire les besoins de chauffage tout en garantissant une qualité d’air optimale. Les systèmes de VMC double flux récupèrent jusqu’à 90% de la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant, réduisant ainsi la consommation énergétique et améliorant le confort.
Dans les appartements anciens, l’installation d’une VMC hygroréglable représente souvent un compromis efficace entre performance et coût d’installation. Cette solution adapte automatiquement le débit de ventilation au taux d’humidité, évitant les déperditions énergétiques inutiles.
Face à l’ampleur des travaux nécessaires, propriétaires occupants et investisseurs doivent adopter une démarche structurée pour optimiser leur budget et maximiser l’efficacité des interventions.
La première étape consiste à réaliser un audit énergétique complet, obligatoire pour les classes F et G mais recommandé pour toute rénovation. Ce diagnostic approfondi identifie précisément les sources de déperdition et propose un programme de travaux hiérarchisé selon leur rentabilité.
Pour les propriétaires bailleurs gérant plusieurs biens, une approche par paliers peut s’avérer judicieuse : traiter en priorité les logements soumis à interdiction proche, tout en planifiant les rénovations des autres biens selon leur potentiel locatif et leur situation géographique.
Les travaux de rénovation énergétique constituent un investissement rentable à moyen terme, avec des économies d’énergie pouvant atteindre 60% et une valorisation du patrimoine immobilier de 15 à 25% selon les études de marché.
Le recours à un accompagnateur Rénov’ agréé, gratuit dans le cadre de MaPrimeRénov’, permet de bénéficier d’un conseil neutre sur les travaux à entreprendre et sur le montage du plan de financement. Ces professionnels aident également à constituer les dossiers de demande d’aides, souvent complexes.
Pour les copropriétés, la nomination d’un assistant à maîtrise d’ouvrage spécialisé facilite le vote des travaux en assemblée générale et assure la coordination technique et financière du projet. Les aides spécifiques aux copropriétés, comme MaPrimeRénov’ Copropriété, peuvent financer jusqu’à 25% du montant des travaux sur les parties communes.
Si les obligations légales concernant les logements énergivores peuvent sembler contraignantes, elles ouvrent également des perspectives intéressantes pour les propriétaires avisés. La rénovation énergétique améliore significativement la valeur verte et la valeur vénale d’un bien, facilite sa location avec des loyers mieux valorisés, et répond aux attentes croissantes des locataires et acquéreurs sensibles aux enjeux environnementaux.
Les professionnels de l’immobilier qui anticipent ces évolutions réglementaires se positionnent avantageusement sur un marché où les biens performants deviennent la norme. L’intégration de la performance énergétique dans la stratégie patrimoniale permet de sécuriser la rentabilité locative à long terme et de préserver la liquidité des actifs immobiliers.
Pour les particuliers comme pour les investisseurs, agir maintenant permet de bénéficier pleinement des aides financières disponibles, dont les montants et conditions pourraient évoluer dans les années à venir. La rénovation énergétique ne constitue plus une option mais une nécessité économique et réglementaire, dont les bénéfices dépassent largement le simple respect des obligations légales.
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