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Dans le contexte immobilier actuel, la notion de "passoire thermique" est devenue centrale. De nombreux investisseurs s'interrogent sur l'impact d'un mauvais DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) sur la valeur des biens immobiliers. Tandis que les acheteurs potentiels cherchent à éviter les mauvaises étiquettes énergétiques, certains propriétaires se retrouvent avec des attentes de prix revues à la baisse.
La décote appliquée à ces propriétés peut sévèrement influencer le marché, mais comment déterminer cette décote et quels facteurs doivent être pris en compte ?

Une passoire thermique désigne un bâtiment dont la faible performance énergétique nécessite d’importantes améliorations. Ces bâtiments sont souvent classifiés avec une mauvaise étiquette énergétique dans le cadre du DPE – généralement F ou G. Selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique, environ 4,8 millions de logements en France sont aujourd’hui considérés comme des passoires thermiques.
Les implications de ce statut ne sont pas uniquement écologiques. En effet, posséder un bien considéré comme étant une passoire thermique a des répercussions directes sur sa valeur marchande et son attractivité auprès des futurs locataires ou acheteurs.
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Commencer avec Keyzia >Adoptée en 2021, la loi Climat et Résilience impose un calendrier progressif d’interdiction à la location pour les logements classés F et G, dits passoires thermiques.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G seront interdits à la location, suivis des logements F en 2028, puis E en 2034. Cette législation oblige les propriétaires à rénover pour rester dans les clous, sous peine de voir leur bien perdre en attractivité locative, en valeur de revente et en rentabilité.
L’audit énergétique devient aussi obligatoire en cas de vente d’un logement classé F ou G, renforçant l’urgence de la mise aux normes.
Cette situation a pour conséquence immédiate d’accélérer la dévaluation de ces biens si rien n’est entrepris pour améliorer leur performance énergétique. Les investisseurs dans une passoire thermique doivent prendre en compte le coût potentiel des rénovations mais aussi la pression réglementaire croissante qui pourrait affecter la valorisation future de leurs actifs.
L’estimation précise de la décote appliquée aux passoires thermiques dépend de plusieurs variables. Selon une récente étude des notaires de France, la décote moyenne d’une passoire thermique varie entre 5% et 20%, selon l’état global du marché, la localisation du bien et, bien entendu, la note de son DPE. Plus l’on se rapproche G, plus la décote est importante.
En Ile-de-France, notamment à Paris et dans sa petite couronne, la tension du marché permet parfois de limiter la perte de valorisation, même si la prise de conscience écologique grandissante pourrait inverser cette tendance. À Reims ou Dijon, où le marché est plus détendu, les propriétaires pourraient être confrontés à des réductions de prix plus significatives si aucune mesure corrective n’est envisagée.
La décote d’une passoire thermique varie considérablement selon sa localisation. Dans certaines villes, sensibles aux critères énergétiques ou avec une tension immobilière moindre, peuvent subir des décotes plus importantes. En voici quelques exemples.
Il apparaît ainsi clairement que la localisation géographique joue un rôle crucial dans l’évaluation de la décote. Les différences régionales influencent également les décisions d’achat et de vente pour les investisseurs avertis.
Un bien situé dans une zone urbaine active à fort potentiel économique pourrait voir sa valeur limitée par sa classification énergétique défavorable. Prenons l’exemple d’une maison située en grande couronne avec un mauvais DPE. Sa capacité à attirer des acquéreurs sera fortement dépendante de la demande de logements peu chers, malgré les coûts élevés prévus pour des travaux de rénovation nécessaires.
D’un autre côté, investir dans la rénovation énergétique d’une passoire thermique peut non seulement réduire la décote initiale, mais aussi augmenter la compétitivité du bien sur le long terme. Voilà pourquoi de nombreux investisseurs anticipent les obligations légales et préfèrent procéder aux aménagements avant une éventuelle mise en vente ou location.
Avant de consulter les chiffres, il convient d’évaluer le retour sur investissement attendu des travaux de rénovation. Par exemple, une isolation thermique performante peut coûter plusieurs milliers d’euros, mais elle offrira des économies en termes de consommation d’énergie tout en augmentant la valeur du bien.
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Commencer avec Keyzia >En menant les bons travaux ciblés, on peut non seulement gagner une ou plusieurs notes de DPE et valoriser son bien dans le temps, mais aussi avec comme effet immédiat de diminuer la décote d’un bien une fois les travaux réalisés.
Pour vous aider à y voir plus clair, voici un tableau comparatif de l’impact des différents travaux sur un bien, dans sur la note de DPE que sur le potentiel de réduction de décote.
| Coût moyen | Impact sur le DPE | Potentiel de réduction de décote | |
|---|---|---|---|
| Isolation des combles | 1 500 € à 5 000 € | Amélioration d’une classe énergétique | -5 % |
| Changement de chaudière | 3 000 € à 7 000 € | Amélioration de deux classes énergétiques | -10 % |
| Fenêtres double vitrage | 200 € à 800 € par fenêtre | Amélioration d’une classe énergétique | -7 % |
| Isolation des murs | 4 000 € à 12 000 € | Jusqu’à deux classes d’amélioration | -10 à -15 % |
| Isolation du plancher bas | 2 000 € à 6 000 € | Gain ponctuel sur la consommation annuelle | -4 % |
| Ventilation double flux | 5 000 € à 8 000 € | Optimisation du confort thermique | -5 % |
| Installation de pompe à chaleur | 8 000 € à 15 000 € | Amélioration de 2 à 3 classes | -15 à -20 % |
| Chauffe-eau thermodynamique | 2 000 € à 4 000 € | Réduction des consommations d’eau chaude | -3 % |
| Installation de panneaux solaires | 6 000 € à 12 000 € | Gain sur la consommation globale | -5 à -10 % (selon autoconsommation) |
Ces chiffres démontrent combien chaque investisseur doit peser le coût des rénovations face aux bénéfices énergétiques et financiers attendus. Un bon équilibrage entre effort financier initial et rendement ultérieur est déterminant pour optimiser la valeur globale du bien.
Face à une politique gouvernementale de plus en plus stricte, ignorer la nécessité d’adapter un parc immobilier vieillissant devient impossible. Anticiper dès aujourd’hui permet non seulement de garantir une meilleure rentabilité, mais aussi de contribuer positivement aux défis environnementaux contemporains.
Pour conclure, qu’il s’agisse de résidences principales à Angers ou d’investissements locatifs à Rouen, améliorer l’étiquette énergétique apporte, dans une optique de valorisation immobilière, un atout concurrentiel certain. Bien que les passoires thermiques soient actuellement pénalisées, mener les travaux adéquats propulse votre projet entrepreneurial vers une meilleure rentabilité.
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